• vendredi 17 juin • 20H00
    THÉÂTRE BOUVET LADUBAY - SAUMUR

Brasseur et les enfants du paradis

Daniel Colas

Sur une idée et avec la complicité d’Alexandre Brasseur

Avec Alexandre Brasseur et Cléo Sénia

Scénographie Jean Haas

Costumes Jean-Daniel Vuillermoz

 

 

La pièce

Hiver 1943 en France. Malgré les contrôles et la dangerosité ambiante, un quatuor magique un peu bohème va se terrer, à deux doigts des réseaux clandestins. Caché en Provence, co-habitent Prévert, Carné, Trauner et Kosma, la trentaine éclatante. Quatre amis, quatre artistes, quatre génies. Auteur anti-militariste, réalisateur homosexuel, décorateur et compositeur juifs, ils se retrouvent dans la tourmente des verts de gris, des collabos et des résistants. Généreux et heureux malgré le malheur, ils veulent se battre avec leurs armes. Les mots, les images, la beauté, la musique. Leur devise est de regagner par l’esprit ce qui avait été perdu par les armes. Ensemble, dans le plus grand secret, entourés de leurs femmes et de quelques amis, ils vont écrire, rêver, dessiner et composer en six mois, Les enfants du paradis. Ensemble, ils vont collaborer dans la clandestinité, pour faire souffler le vent de la liberté sur les cendres d’une France décharnée. Une histoire humaine, pétrie de joies, de craintes et d’amitié, sur la genèse d’une oeuvre majeure, au milieu des menaces quotidiennes de la guerre qui assaille le pays. Alexandre Brasseur, à travers la parole de son grand-père, Pierre, nous fait revivre l’histoire extraordinaire et pourtant vraie, de ce monument du cinéma français.

 

Le mot de l’auteur

Dans le début des années 50, à Paris, Pierre Brasseur, grand acteur de ce temps, se souvient et raconte la création d’un film français mythique : « Les Enfants du paradis ». Brasseur nous parle de lui, bien sûr, et aussi d’Arletty et de Jean-Louis Barrault, ses partenaires à l’écran, mais surtout de l’écriture du film, sous l’occupation allemande, en Provence, à Tourrettes-sur- Loup, dans une maison, le Prieuré des Valettes, que Prévert avait louée à cet effet. Au Prieuré, Marcel Carné, Jacques Prévert, Alexandre Trauner et Joseph Kosma travaillent à l’élaboration du scénario, de la musique, et des décors du film. Quatre créateurs en veine d’inspiration. Une histoire d’artistes déterminés, de créateurs décidés à ce que l’esprit et la liberté prennent décidément le pas sur les armes et la répression ; mais également une histoire d’amis, de copains aussi, qui s’efforcent de continuer à vivre, à rire, à travailler dans une époque particulièrement sombre. Brasseur nous raconte aussi le tournage du film, les difficultés, les interruptions ; et du rapport avec les autorités : jusqu’où le fait de pactiser – temporairement – avec l’occupant est-il, ou non acceptable ? Où commence la collaboration ? Sur quelle fine ligne faut-il danser pour que les actes qui ne sont pas d’opposition ne soient pas pour autant des actes de participation ? Et puis le célèbre acteur va nous parler de la libération, et puis aussi, de la révélation de la Shoah, et des tristes instants de l’épuration.

 

L’histoire du film. L’histoire de plusieurs vies. L’histoire d’un peuple aussi. D’un peuple opprimé et de ses réactions, plus ou moins héroïques ou sujettes à caution. L’histoire d’un moment de l’Histoire. Daniel Colas

 

Note d’Alexandre Brasseur

Je suis très fier de ce texte qui exulte la vie, la liberté et qui rend hommage à un film qui lui-même rend hommage au théâtre. C’est une part de mon héritage, un peu de ce que nous étions dans ma famille, de ce que nous sommes et de ce que je veux continuer à être.

 

Découvrez la bande annonce de ce spectacle ici

EDITION 2017

Edition 2017-Le Festival d'Anjou - édition 2016

Le site de l’édition 2017 est ouvert !

Aller au programme 2017