• mercredi 15 juin • 21H30
    Château du Plessis Macé

L’Affaire de la rue de Lourcine

Eugène Labiche
spectacle complet

Un spectacle mis en scène par Patrick Pelloquet, assisté par Hélène Gay

Avec Jean-Marc Bihour, Christine Peyssens, Fabrice Redor, Georges Richardeau, Patrick Pelloquet.

Scénographie Sandrine Pelloquet

Costumes Anne-Claire Ricordeau

Musique et chansons Arthur Pelloquet

Lumières Emmanuel Drouot

Maquillage Carole Anquetil

Production Théâtre Régional des Pays de la Loire

 

La pièce

Le bourgeois Lenglumé se réveille un beau matin avec un inconnu dans son lit, une épouvantable gueule de bois, le soupçon d’être mêlé à un crime et la perspective embarrassante de témoins à faire disparaître… En vingt-et-une courtes scènes, les personnages de cette comédie considérée dès sa création comme un des chefs d’oeuvres d’Eugène Labiche sont projetés dans un tourbillon de quiproquos atteignant des sommets d’absurde et de drôlerie.

Note d’intention

« Après avoir mis en scène « Un chapeau de paille d’Italie » et « La cagnotte », « L’affaire de la rue de Lourcine » sera donc ma troisième incursion dans l’univers d’Eugène Labiche, troisième voyage dans ses comédies, dans ses comédies qui sont des drames, des drames qui font rire, dans lesquels des hommes sont entraînés par un courant irrésistible qui les fait se débattre devant des spectateurs hilares. À l’image de Fadinard, jeune marié poursuivit par sa noce et ses anciennes conquêtes à la recherche d’un « Chapeau de paille » mangé par son cheval le jour de ces noces ; ou à celle des habitants de la Ferté-sous-Jouarre venus dépenser leur « cagnotte » à Paris, Lenglumé et son compère Mistingue – deux des protagonistes de « L’affaire de la rue de Lourcine » – vont vivre un cauchemar en lieu et place d’une journée qui s’annonçait des plus heureuses. Ce qui fait la force et l’originalité des oeuvres de Labiche, c’est ce double registre de situations. Une situation principale, plutôt positive : un mariage, un voyage à Paris, un jour de baptême… et une multitude de situations secondaires, très négatives, avec effet d’accumulation et d’accélération que certains protagonistes vont tenter de résoudre pour donner le change à l’ensemble. Les personnages qui ont quelque chose à dissimuler, sont obligés de s’entendre entre eux et jouent une petite comédie au milieu de la grande. Le spectateur est témoin de ces petits naufrages intérieurs, dus à la mesquinerie, à l’égoïsme, à la suffisance, à la roublardise de ceux qui les subissent, et complice de l’auteur qui prend soin de lui communiquer des informations inconnues des personnages. Pour éviter de couler dans une tempête qu’ils ont eux-mêmes provoquée, tous les stratagèmes sont bons, y compris les plus odieux. Chacune des solutions trouvées pour résoudre le problème qui surgit est révélatrice du véritable caractère de chacun. Car il s’agit bien d’un « théâtre de caractère » qui dépeint les travers humains et renvoie une image à peine déformée des comportements sociaux à l’image des portraits de « Daumier », célèbre caricaturiste de l’époque. La fécondité de Labiche fût prodigieuse. Il écrivait rapidement et facilement, mais ce travail de rédaction n’était pas aussi important aux yeux de l’auteur que le temps passé à observer ses contemporains. « L’affaire de la rue de Lourcine » était, dit-on, une des pièces préférées de Labiche. Elle est pour nous une machine à jouer et à chanter « dramatiquement drôle ».

Ce qu’en dit la presse

« Un rythme sans répit, des répliques cinglantes, des quiproquos à foison, font de cette fameuse pièce de Labiche une sorte d’enquête policière qui ne manque pas de rebondissements, tout en restant une critique sévère de la petite bourgeoisie de l’époque. » Ouest France