• lundi 20 juin • 21H30
    Château du Plessis Macé

Le Roi Lear

William Shakespeare

Adaptation et mise en scène Jean-Luc Revol

Assistant mise en scène Sébastien Fèvre

Avec Michel Aumont, Bruno Abraham kremer, Jean-Paul Faré, Arnaud Denis, Anne Bouvier, Chloé Berthier, Sophie Tellier, José-Antonio Pereira, Denis D’Arcangelo, Eric Verdin, Olivier Breitman, Eric Gueho, Frédéric Chevaux, Martin Guillaud, Nicolas Gaspar

Décor  Sophie Jacob

Costumes Pascal Bordet

Lumières Bertand Couderc

Sons/Musique Bernard Vallery

La pièce

Nous sommes à l’aube des événements de 1929. Dans un monde encore insouciant et léger, Lear décide d’abandonner son empire et de le redistribuer entre ses trois filles. Mais le refus de Cordélia, la plus jeune, entraînera sa colère et son propre déclin. Tandis que les deux autres se déchirent pour sa fortune, l’isolant de ses amis et finissant par le jeter dehors, seul sur la lande, accompagné de son fou, il plongera de plus en plus dans la folie. Ici, Lear est représenté sous les traits d’un grand nabab du cinéma. Quand il commencera à perdre la raison, il nous entraînera dans ses visions d’un monde transfiguré, nous racontant son histoire par le prisme déformé des fantômes et des artifices cinématographiques. Quand Cordélia reviendra, il sera trop tard. Le mot « fin » se sera irrémédiablement inscrit pour le vieux Lear.

Le mot du metteur en scène

Il est évident que « Le Roi Lear » est la plus hantée des tragédies shakespeariennes, pourtant rien d’explicitement surnaturel ou de surhumain n’intervient ici. C’est ce qui fait sa force. Pas besoin de sorcières ou de malédiction pour raconter l’histoire de ce roi et de la chute d’un monde. D’ailleurs on ne pénètre pas dans l’univers de Lear. On le contemple, horrifié de l’extérieur, en témoin. Nous sommes face à un cataclysme humain et universel, que l’on ne peut pas arrêter. A l’inverse de « La Tempête », tragédie du merveilleux, nous sommes ici dans une tragédie du désordre qui trouve sa vie même dans la démesure et l’absurde. Ce qui nous intéresse, c’est le portrait d’un homme: Lear. Qui est-il ? Un roi. Ni pire ni meilleur qu’un autre. Un guerrier qui, dans sa quête stupide de la reconnaissance de ses trois filles, prendra trop tard conscience de son erreur de jugement, et passera ainsi au fil de l’histoire, du dépouillement matériel au dépouillement spirituel. A la première scène de la pièce succédera un chaos total, jusqu’au dérèglement universel. Même si Lear est racheté in extremis, le monde continuera de se déchirer. Entre temps, la nuit noire sur la lande aura fait de nous des pitres et des fous. Jean-Luc Revol

Ce qu’en dit la presse

« La force de cette nouvelle production réside dans une énergie de chaque instant, quelque chose de vif, de brutal et joyeux. » L’Express

« Michel Aumont rayonne en roi brisé, dont l’arrogance folle se meut en folie douce. La distribution est aiguisée. La salle, toute ouïe, retient son souffle ! » Les Échos

« Une distribution de haut vol. Un Roi Lear en apothéose ! » Direct Matin

« Moderne, rythmé (…) Michel Aumont épatant ! » Le Parisien

« C’est beau ! Pas le moindre temps mort ! » Pariscope

« Il fallait un comédien à la mesure, ce qu’est Michel Aumont. » Figaro Magazine

« Les comédiens sont très bons et Michel Aumont est très charismatique. » Les Trois Coups

« Un rythme et un suspense haletants ! » La Terrasse