• samedi 25 juin • 19H00
    GRAND THÉÂTRE D’ANGERS

Othello

William Shakespeare

Compagnie Viva

Adaptation-traduction Anthony Magnier

Mise en scène Anthony Magnier

Avec Bruno Ouzeau, Stéphane Brel, Emilie Blon-Metzinger, Vanessa Koutseff, Julien Saada

Conception sonore Mathias Castagné

Conception lumière Marc Augustin-Viguier

Effets scéniques Christophe Legars

Costumes Mélisande de Serres

Co-production festival d’Anjou

La pièce

Au lendemain de ses noces, Othello vient d’être nommé gouverneur de Chypre. Il nomme à son tour Cassio comme premier lieutenant. Iago, jaloux de cette promotion, programme la chute de celui-ci auprès de son supérieur. Menteur, fielleux, mesquin, rusé, il entraîne pour cela – et contre son gré – Désdémone, la récente épouse d’Othello. Un simple mouchoir oublié, récupéré des mains d’Emilia, sa propre femme, lui permet de distiller le poison de la jalousie. Le château de cartes s’écroule inexorablement sous les coups de boutoir du fieffé manipulateur.

 

Note d’intention

Pourquoi Othello ? Quand on secoue l’oeuvre de Shakespeare pour en faire tomber les poussières, et autres déchets qui se sont accumulés avec le temps, que reste-t-il ? Deux hommes qui tuent leur femme.

Deux assassins domestiques. Deux faits divers. Tombent en poussière l’époque, la ville, la couleur des peaux. Restent la jalousie, l’ambition, la douleur et la colère. Tombent les préjugés, les préfaçonnages de l’oeuvre. Reste le fait que depuis que l’homme est homme, des femmes meurent sous leurs coups, et subissent cette violence physique et symbolique au quotidien. Avec Andromaque, nous avons exploré les tortures provoquées par les amours non réciproques. Othello nous amène sur des territoires encore plus effrayants, ceux du plus bel amour, du plus vrai qui se transforme inéluctablement en noirceur et destruction.

 

Comment ?

Mettre le spectateur au centre de la représentation, au centre d’une expérience visuelle et sensorielle où il est question de jalousie, de haine, de racisme, d’amour et de mort. Shakespeare aime la confrontation des registres : l’hétérogène public du Globe était face à un auteur qui faisait de ces différences une force. Ses pièces ne sont jamais faites d’un même bois : à la poésie s’opposent les plaisanteries les plus vulgaires, au tragique le burlesque, à l’intelligence la stupidité, au lyrisme l’adresse directe. Il aime à surprendre sans cesse le spectateur. L’organisation spatiale du Globe fait que l’on ne sait pas si c’est le spectacle qui est dans le public, ou le public qui est dans le spectacle. Il n’y a pas de frontières entre les deux. Shakespeare nous convie à une expérience collective unique. Ici, point de représentation historique, peut-être quelques citations que certains percevront. L’action se passe de nos jours dans un présent transfiguré. Anthony Magnier.

 

Ce qu’en dit la presse

« Chaque pièce que monte Anthony Magnier est un inoubliable moment de théâtre. » Le Figaro.

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